En savoir plus sur Massif Central

stations de ski Massif CentralLe Massif central est un massif hercynien qui occupe le centre-sud de la France. Avec une surface de 85 000 km2, c'est le massif le plus vaste du territoire. C'est aussi un massif âgé (globalement formé il y a 500 millions d'années), d'altitude moyenne, aux reliefs arrondis. Il culmine à 1 886 mètres au sommet volcanique du puy de Sancy (département du Puy-de-Dôme). Le Massif central abrite en effet l'essentiel des volcans français de métropole.
Partout ou presque, les statistiques soulignent que les actifs relevant du commerce et des services sont les plus nombreux, les valeurs les plus faibles s'observant dans les vieilles terres agricoles du cœur du massif (monts d'Auvergne, Margeride) ou dans le bastion industriel de l'Yssingelais.
Les emplois tertiaires sont majoritairement urbains, mais les campagnes se sont également « tertiarisées », notamment par le biais du développement des services, avec au passage une part non négligeable d'emplois relevant du secteur touristique. Autre constat statistique : l'INSEE nous apprend qu'en 1999, si 109 550 emplois relèvent de l'agriculture dans l'entité Massif central, 102 147 sont fournis par l'éducation, 122 225 par l'administration publique et 186 804 par le secteur de la santé et de l'action sociale. Le secteur financier, avec quelques solides héritages, joue également un rôle, tandis que le commerce mobilise un nombre important d'actifs malgré de profondes restructurations liées à l'installation de la grande distribution dont certaines origines sont parfois locales (groupe Casino de Saint-Étienne).
La nébuleuse tertiaire est donc relativement complexe, avec des limites difficiles à tracer, mais dont les chiffres montrent qu'elle occupe plus de la moitié de la population active. La palette des emplois d'anciennes villes industrielles, quasi mono-fonctionnelles, a donc été profondément modifiée par cette montée du tertiaire. Certes, la fonction commerciale héritée des petites villes-marchés reste partout fondamentale : c'est un trait commun pour les organismes urbains sans grande envergure de la moyenne montagne.
Mais les services jouent désormais un rôle majeur : administrations et équipements scolaires caractérisent bon nombre de villes moyennes, chefs-lieux départementaux en particulier. Enfin, au niveau supérieur de la hiérarchie, à Clermont-Ferrand comme à Limoges ou à Saint-Étienne, l'essor des activités tertiaires a été spectaculaire, s'accompagnant souvent d'importantes opérations d'urbanisme. Direction d'administration, commerces, banques, assurances, services sanitaires et hospitaliers, services éducatifs et de recherche (université, grandes écoles) renforcent aujourd'hui les « métropoles régionales ». Dans les campagnes, les évolutions sont contrastées : l'effacement du commerce traditionnel côtoie l'ouverture de supermarchés. De la même façon, les services enregistrent des évolutions variables : beaucoup se maintiennent, parfois grâce à la mise en place de « maisons des services » soutenues par les collectivités, sans oublier l'essor des services médicaux et paramédicaux : le vieillissement de la population associé à un meilleur encadrement médical que par le passé en sont à l'origine. Il s'agit là d'un des principaux gisements d'emplois.